Little Lewis in Archiveland
Par Lewis Scarole le vendredi 29 décembre 2006, 11:25 - MOIIIIII ! - Lien permanent
Bilan après ces deux premières semaines de boulot : ça va plutôt bien. Le seul hic concernant la distance domicile-travail (soit de Paris 10e jusque dans le 77 profond), mais j'ai la chance d'avoir le RER direct juste en bas de chez moi, ce qui ne me fait, en tout , qu'une heure trente de train par jour. Et comme mes horaires sont assez souples (because pas de pointeuse pour moi, niark niark) et que je gère assez bien mes horaires, je n'ai pas trop à me plaindre.
La première semaine fut assez dure au niveau rythme. Toute mon énergie (si, si, j'ai de l'énergie) passait dans le boulot de la journée, et je rentrais chez moi sur les rotules. A vrai dire, je me demandais ce qui m'épuisait le plus, le boulot en lui-même ou le trajet en train (qui a toujours chez moi un effet soporifique, je regarde deux minutes par la fenêtre le paysage qui défile et je pique du nez). Pensez-vous, après presque deux ans de chômage, renouer avec la cadence routinière du parisien pressé ne se fait évidement pas sans un temps d'adaptation. Maintenant, tout roule. Même si je suis pleinement opérationnel à partir de 10h (le temps que toutes les connexions neuronales se mettent en route, je ne pensais pas qu'il y en avait autant), j'aime me lever à 7h et me mettre doucement en condition mentale pour sortir de ma tanière et aller accomplir mon travail du jour. Après deux ans de galère, je savoure cette nouvelle période de ma vie où je peux me dire que, professionnellement, je sers à quelque chose, je vaux quelque chose, je sais faire quelque chose. C'est délicieux, à l'intérieur j'en profite au maximum. D'autant que si je fais mes preuves au cours de cette première mission, la boîte qui m'a recruté (ce sont eux qui m'ont re-contacté pour ce job, je sais, je me répète, mais c'est tellement bon pour mon ego :p) me proposera ensuite d'autres missions, comme cela se fait déjà pour bon nombre de leurs employés. Et toujours dans le domaine de l'information et de la documentation. Je me dis que j'ai bien fait de refuser l'autre offre : de l'interim pour 8 mois dans une agence immobilière, un remplacement de congé parental qui, de toute façon, n'aurait abouti à rien une fois la mission achevée, et, en plus, dans un domaine qui ne m'emballait guère...
Pour éviter de somnoler dans le train, j'ai, en ce moment, deux aides précieuses. Dans les oreilles, Sufjan Stevens et son magnifique « Illinoise ». Voir défiler les paysages mornes de la banlieue parisienne en écoutant cet album me donne tout un tas d'impressions étranges, qui me rappellent mes longues balades adolescentes à travers les friches industrielles maubeugeoises, soutenu par Cocteau Twins, Kate Bush, Patti Smith dans mon vieux baladeur à cassettes. Pour les yeux, je me suis fait une semaine Astroboy, le petit robot d'Osamu Tezuka. Un régal, vivement que la série soit rééditée (à l'instar de BlackJack chez Asuka), et cette fois en intégralité... J'avoue que le premier volume m'a toujours laissé un peu perplexe : les premières aventures d'Astro (Tetsuwan Atomu en VO) font vraiment « vieillot », tant au niveau de l'esthétique que de la narration. Mais, fort heureusement, elles sont en général accompagnées de pages explicatives ou Tezuka lui-même re-situe l'épisode dans son contexte éditorial, culturel ou social... A partir des volumes 2 et 3, ça décolle vraiment, et je retrouve enfin ce que j'aime chez Tezuka, ce qui a fait sa renommée auprès des jeunes lecteurs de l'époque : l' évidence de la narration, le style graphique épuré, expressif et bien plus travaillé que ce que l'on pourrait penser de prime abord, les personnages attachants, et surtout les récits qui, tout en gardant leur visée initiale de divertissement, ouvrent la porte à des réflexions sur la nature humaine, la place de l'homme dans l'univers, la relation homme-machine... Pour moi, 2007 risque d'être (encore) une année Tezuka : les éditeurs sortent sa production à tours de bras, j'ai accumulé pas mal de retard dans mes achats faute d'argent, et je compte bien me rattraper. Pensez-vous, je n'ai même pas encore fini de lire son Bouddha ni la saga du Phénix (LE chef-d'oeuvre absolu)... 2007, année vieilles choses en mangasses: Tezuka, mais aussi Cobra, Georgie, Lamu au format bunko, Ranma ½ (j'ai juste 25 tomes de retard...), Mizuki... Et en 2007, je n'achèterai toujours pas de Taniguchi :p
Demain matin, penser à m'inscrire sur les listes électorales, absolument. Avancer sur Zouc, impérativement. Aller chez le coiffeur, peut-être mais pas sûr, j'ai envie de les laisser repousser bien comme il faut. Appeler Caro, depuis le temps, quand même.



Commentaires
Je suis contente de voir que ton taff se passe bien! C'est clair que les longs trajets c'est fatigant, mais parfois, ça permet d'écouter de la musique tranquillou, en rêvassant.
C'est ce qu'il y a e bien dans le TER ou le RER...
En voiture, moi je peux écouter de la musique, mais pas rêvasser.
Il me tarde que tu finisse Zouc!
Et je te souhaite aussi un tas de Bonne choses pour 2007!
Kikoo je suis passer par hazard sur ton blog que j'trouv' bien ! ^^
Viens laisser tes comm's sur le mien :
http://clubmortel.skyblog.com Merci !
Ca vaut tjr le coup de jetter un coup d'oeil tu ne le regretteras pas !!!
Allez ciaO et bonne année 2007 ! =)
Salut !
Je suis tombé par hasard sur ton blog, je faisais une recherche sur Tezuka.
Donc, si tu as un doute sur les prochaines oeuvres du maître à lire, passe donc sur le mien (de blog)